J'ai envoyé hier ce texte pour le jeu décrit ci-dessous et je ne le vois nulle part apparaître dans les textes de la communauté. Quelqu'un pourrait-il me dire comment faire ?
Mots à employer : cabine / favoriser / massacre / langage / lumière / accueil / ami / phénomène / patience / exquis.
Ce fut un massacre exquis, perpétré en plein jour, en pleine lumière, presque sur la plage.
Il ne me fallut pas faire preuve d'une grande patience pour parvenir à ce résultat extravagant, car en effet je pus rapidement fomenter mon forfait sordide un endroit très
fréquenté, et faire en sorte que ma première victime fût sacrifiée sans que les baigneurs enserviettés, enparasolés et enplagistés ne lèvent la paille à l'aide de laquelle ils sirotaient
langoureusement et néanmoins laborieusement leur drink phosphorescent ou ne détournent leur regard enraybané de l'article sur les phénomènes paranormaux au menu de la troisième
page du quotidien régional.
Je décidai de sacrifier mon meilleur ami, dont je savais qu'il revenait d'un rendez-vous galant avec ma fiancée.
C'est un peu de sa faute aussi. Son surgissement inopiné et stupide dans ce décor de pacotille ne pouvait que favoriser ma soudaine lubie car juste au moment où je réfléchissai à
la manière de sacrifier ma première victime, il vint à ma rencontre en direction de la cabine d'habillage que j'avais louée pour l'occasion, illuminé par un rayon mordoré
l'irradiant de sa blancheur laiteuse. Cela faillit faire capoter mes plans en émoussant ma détermination, mais en même temps, ce halo de laitance diaphane me le fit découvrir pour ce qu'il était
en réalité : un ange déchu, sexué, sans couronne d'épine, qui ne méritait nullement la dégoulinante mansuétude prévalant dans le langage des journalistes locaux couvrant, entre
autres faits divers sans intérêt, les morts fulgurantes par hydrocution frappant certains baigneurs imprudents en cette période de l'année.
Je lui réservai un accueil chaleureux pour le mettre en confiance, le fit entrer dans l'habitacle muni d'une petite ouverture en forme de coeur -petite fente dérisoire, ne
pouvant m'apitoyer-, comme on en trouve généralement dans les vestiaires de certains piscines municipales.
Je l'étreins d'une accolade dont il ne devait pas ressortir vivant. Il suffoca tout bêtement sous la pression de ma haine fraternelle et prodiguée de manière presque aléatoire.
Après ces brillants débuts dansma carrière criminelle, il me fallait désormais songer à la fiancée.......
Mais ceci est une autre histoire...