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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 09:19
Je participe à une communauté de blogs dans laquelle les participants se donnent des défis consistant à écrire des textes en s'imposant certaines contraintes : utiliser des listes de mots, commencer et finir par une phrase, écrire la suite d'une histoire, etc.... Le texte qui suit devait s'inspirer du Tableau de Magritte, "La condition humaine" reproduit ci-dessous

" Ce paysage m'obsède...... Il me nargue même, me renvoyant toujours le sempiternel miroir d'un territoire familier, indépassable, innamovible, un ailleurs qui est là, immobile, non transcendé, dans lequel je puis m'ébattre et conditionhumainemagritte.jpgm'esbaudir tout à mon aise, accessible à souhait et cependant terriblement domestique, m'enfermant dans les barbelés confortables du quotidien.
Il faudrait pouvoir, tout en jouissant de cette proximité rassurante, échapper aux miradors de l'enclos douillet , frelâter dans les steppes faméliques, parcourir les toundras lycheneuses ou les pampas aux confins ushuaïens, se joindre aux ballets des gazelles et de leurs prédateurs dans l'immensité des savanes, ponctuées parfois de la flèche de cathédrale incongrue que dresse l'acacia décharné vers l'horizon peuplé d'un mirage ondulant de dunes menaçantes.
Il faudrait enfin, tout en ayant la certitude que monsieur Seguin nous attend toujours dans la vallée, s'enivrer des herbes amères et enivrantes de la montagne, celles que la présence inquiétante du loup rend plus rares et savoureuses.
Ou bien il faudrait pouvoir découper le cadre de la fenêtre, une partie de ce cadre en tout cas, afin de substituer à ce décor, les perspectives aléatoires d'autres archipels inexplorés, inconnus...
Imaginaires aussi ces possibles virtuels, car il suffirait peut-être de peindre le jardin familier se découpant dans la fenêtre pour qu'il s'illumine de teintes outremarines, non plus vulgaire potager planté de nains de jardin, mais forêt primaire envahie d'herbes folles aux aspirations baobabiennes, de mantes gigantesques, de larves anacondiennes, d'oiseaux dinosauriens, non plus mare des canards, mais lagon aux coraux fluorescents, non plus clocher natal mais atlantide exhumée, ou jungle amazonienne, peuplées de naturels non encore consquistadorisés ou évangélisés ou d'intra ou extra terrestres créés ou non à notre image, nous envoyant des messages qu'ils ne nous suffiraient plus d'entendre comme bruit de fond, mais de comprendre et de décoder, dans une langue, non plus maternelle mais étrangère, dont l'étrangeté même et l'obligation de la traduire renouvellerait à chaque instant notre vision du monde et le sens de notre vie.

Pourquoi faudrait-il choisir entre l'air marin et la douceur angevine ?

Je veux croire aussi à la possibilité d'un air ...du large.. angevin et d'une douceur marine..."
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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 10:58
Voici un petit texte polémque sur le rugby, utilisant la liste de mots proposée sur ce thème, juste histoire de faire enrager les nanas qui se sont montrées beacoup plus prolixes que les mecs sur le sujet

le rugby
Petit – rugby – sang – table – fleur – chat – bougie – fortune – lit – amour

Allez donc savoir pourquoi....Avez-vous remarqué ? Ce sont les femmes qui écrivent le plus (en tout cas dans cette communauté) à propos du rugby, souvent pour regretter d'ailleurs, sans oser le dire vraiment, que leur petit ami délaisse un peu la paillasse conjugale, lors des ineffables coupes du monde ponctuant la vie (toujours heureuse et passionnées des couples dont il est question dans les textes que j'ai lus..), pour préférer , à l'amour consommé sur un vulgaire lit en mousse bulltex à double renforcement, à la lueur d'une bougie parfumée à l'encens babacool par l'impétrante en mal d'affection....... la chaleureuse virilité de la table basse de salon garnie d'apéricubes et de canettes bibinesques, .
Quoi de mieux en effet, pour se vider le cerveau, que de se gratter les c...... distraitement mais néanmoins consciencieusement avec les copains en éclusant une kro et en beuglant comme des veaux quand un beau bébé de 100 kilos pisse le sang pour avoir voulu plaquer en pleine course un autre abruti frisant lui aussi le quintal et ayant filé une mandale (ils apprellent ça un raffut..) au blaireau qui se la pètait José Bové de pelouse du stade de France, faucheur volontaire de kiwis ou autres wallabis transgéniques de l'hémisphère sud.
C'est quand même mieux (hein les gars ? ) que d'offrir des fleurs à sa copine. Non mais des fois...
Si elles ont besoin de câlins, et précisément les soirs de matches bien sûr., rien que pour nous emm..... , elles n'ont qu'a se rabattre sur le chat qu'on leur a acheté à dessein afin qu'il leur tîenne compagnie en ronronnant stupidement sous leurs caresses......
Voilà qui devrait faire la fortune des animaleries et vider les cages sordides des antennes locales de la SPA.
Et en plus, on fait une bonne action. Vive le sport à la télé !!
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 08:56
Texte pour le jeu en cours de la communauté "Ecriture ludique"
apprivoiser, autorité, brider, crachin, désillusion, griffonner, mélopée, persévérance, promouvoir, sucrer, tabou, thèse.

Il ne pourra plus brider personne désormais, le vieux salaud. .....
Il gonflait tout le monde avec son autorité à la noix et ses thèses absurdes sur le créationisme.
Je le revois encore, griffonant des ordres, directives et autres mises en demeure perverses en direction de ses proches et de certains visiteurs désemparés.
Ce qu'il aimait par dessus tout, c'était apprivoiser un intrus rebelle à ses idées en lui débitant des arguments éculés, qu'il dévidait en une lancinante mélopée tenant lieu de bruit de fond tenace dans le crachin verbal et sonore quotidien de cette famille atypique, envoutée par son gourou psychopathe.
Il a cessé de promouvoir ses idées sur la création du monde en 6 jours il y a de celà 6000 ans seulement.
Et l'on voudrait croire que ces fables fondamentalistes ne fassent plus autorité au delà de l'étroit cercle familial qu'il terrorisait avec ses oukazes arbitraires -le refus de sucrer les fraises par exemple - ou en édictant des tabous interdisant l'utilisation de couverts à table.
Qu'il aille donc les sucrer, les fraises, au diable, tout au fond de sa tombe. Je lui-souhaite d'exercer sa tyrannie domestique, dans laquelle il excellait de son vivant , non plus auprès de ceux sur lesquels il régnait en petit père des peuples à visage humain du bas de son fauteuil roulant de patriarche obsolète, mais en direction des vers de terre , irrespectueux du halo sacré enveloppant les sépultures humaines, même celles de tous les messies déchus, emportés par la grande faucheuse au même titre que leurs obcurs disciples.
Elles doivent bien se régaler de sa chair, toutes ces vermines athées, ..... et de son âme aussi, bien qu'il m'étonnerait fort - malgré leur persévérance légendaire - qu'elles l'eussent trouvée, son âme immortelle, quelque part dans les entrailles en voie de putréfaction de ce sectateur anti Darwinien....
Quelle désillusion ce doit être pour lui - pour autant que quelques atômes immatériels imputrescibles aient résisté à la lente mais inexorable décrépitude des corps abandonnés à la terre carnassière et lui permettent encore de prendre conscience de sa déchéance - de se voir ainsi réduit à l'état de matière non transcendante, destinée à nourrir des organismes inférieurs, intouchables de la création, prenant enfin leur revanche sur le choix provisoire de la grande roulette russe divine (ou plutôt sur l'inexorable loi d'airain de l'évolution diraient les contradicteurs malveillants du défunt), métempsychosant les cellules en de nouvelles combinaisons aléatoires d'atomes, s'unissant arbitrairement pour le meilleur et le pire : en larves souterraines croupissant dans la fange ou en orchidées sublimes, en dément sadique encamisolé dans un asile ou en génie universel, en Esmeralda ou Qasimodo..... Ainsi va la mort.......
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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 08:33
J'ai envoyé hier ce texte pour le jeu décrit ci-dessous et je ne le vois nulle part apparaître dans les textes de la communauté. Quelqu'un pourrait-il me dire comment faire ?
Mots à employer : cabine / favoriser / massacre / langage / lumière / accueil / ami / phénomène / patience / exquis.

Ce fut un massacre exquis, perpétré en plein jour, en pleine lumière, presque sur la plage.
Il ne me fallut pas faire preuve d'une grande patience pour parvenir à ce résultat extravagant, car en effet je pus rapidement fomenter mon forfait sordide un endroit très fréquenté, et faire en sorte que ma première victime fût sacrifiée sans que les baigneurs enserviettés, enparasolés et enplagistés ne lèvent la paille à l'aide de laquelle ils sirotaient langoureusement et néanmoins laborieusement leur drink phosphorescent ou ne détournent leur regard enraybané de l'article sur les phénomènes paranormaux au menu de la troisième page du quotidien régional.
Je décidai de sacrifier mon meilleur ami, dont je savais qu'il revenait d'un rendez-vous galant avec ma fiancée.
C'est un peu de sa faute aussi. Son surgissement inopiné et stupide dans ce décor de pacotille ne pouvait que favoriser ma soudaine lubie car juste au moment où je réfléchissai à la manière de sacrifier ma première victime, il vint à ma rencontre en direction de la cabine d'habillage que j'avais louée pour l'occasion, illuminé par un rayon mordoré l'irradiant de sa blancheur laiteuse. Cela faillit faire capoter mes plans en émoussant ma détermination, mais en même temps, ce halo de laitance diaphane me le fit découvrir pour ce qu'il était en réalité : un ange déchu, sexué, sans couronne d'épine, qui ne méritait nullement la dégoulinante mansuétude prévalant dans le langage des journalistes locaux couvrant, entre autres faits divers sans intérêt, les morts fulgurantes par hydrocution frappant certains baigneurs imprudents en cette période de l'année.
Je lui réservai un accueil chaleureux pour le mettre en confiance, le fit entrer dans l'habitacle muni d'une petite ouverture en forme de coeur -petite fente dérisoire, ne pouvant m'apitoyer-, comme on en trouve généralement dans les vestiaires de certains piscines municipales.
Je l'étreins d'une accolade dont il ne devait pas ressortir vivant. Il suffoca tout bêtement sous la pression de ma haine fraternelle et prodiguée de manière presque aléatoire.
Après ces brillants débuts dansma carrière criminelle, il me fallait désormais songer à la fiancée.......
Mais ceci est une autre histoire...
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