Ecriture ludique

Je participe à une communauté de blogs dans laquelle les participants se donnent des défis consistant à écrire des textes en s'imposant certaines contraintes : utiliser des listes de mots, commencer et finir par une phrase, écrire la suite d'une histoire, etc.... Le texte qui suit devait s'inspirer du Tableau de Magritte, "La condition humaine" reproduit ci-dessous

" Ce paysage m'obsède...... Il me nargue même, me renvoyant toujours le sempiternel miroir d'un territoire familier, indépassable, innamovible, un ailleurs qui est là, immobile, non transcendé, dans lequel je puis m'ébattre et conditionhumainemagritte.jpg m'esbaudir tout à mon aise, accessible à souhait et cependant terriblement domestique, m'enfermant dans les barbelés confortables du quotidien.
Il faudrait pouvoir, tout en jouissant de cette proximité rassurante, échapper aux miradors de l'enclos douillet , frelâter dans les steppes faméliques, parcourir les toundras lycheneuses ou les pampas aux confins ushuaïens, se joindre aux ballets des gazelles et de leurs prédateurs dans l'immensité des savanes, ponctuées parfois de la flèche de cathédrale incongrue que dresse l'acacia décharné vers l'horizon peuplé d'un mirage ondulant de dunes menaçantes.
Il faudrait enfin, tout en ayant la certitude que monsieur Seguin nous attend toujours dans la vallée, s'enivrer des herbes amères et enivrantes de la montagne, celles que la présence inquiétante du loup rend plus rares et savoureuses.
Ou bien il faudrait pouvoir découper le cadre de la fenêtre, une partie de ce cadre en tout cas, afin de substituer à ce décor, les perspectives aléatoires d'autres archipels inexplorés, inconnus...
Imaginaires aussi ces possibles virtuels, car il suffirait peut-être de peindre le jardin familier se découpant dans la fenêtre pour qu'il s'illumine de teintes outremarines, non plus vulgaire potager planté de nains de jardin, mais forêt primaire envahie d'herbes folles aux aspirations baobabiennes, de mantes gigantesques, de larves anacondiennes, d'oiseaux dinosauriens, non plus mare des canards, mais lagon aux coraux fluorescents, non plus clocher natal mais atlantide exhumée, ou jungle amazonienne, peuplées de naturels non encore consquistadorisés ou évangélisés ou d'intra ou extra terrestres créés ou non à notre image, nous envoyant des messages qu'ils ne nous suffiraient plus d'entendre comme bruit de fond, mais de comprendre et de décoder, dans une langue, non plus maternelle mais étrangère, dont l'étrangeté même et l'obligation de la traduire renouvellerait à chaque instant notre vision du monde et le sens de notre vie.

Pourquoi faudrait-il choisir entre l'air marin et la douceur angevine ?

Je veux croire aussi à la possibilité d'un air ...du large.. angevin et d'une douceur marine..."
Voici un petit texte polémque sur le rugby, utilisant la liste de mots proposée sur ce thème, juste histoire de faire enrager les nanas qui se sont montrées beacoup plus prolixes que les mecs sur le sujet

le rugby
Petit – rugby – sang – table – fleur – chat – bougie – fortune – lit – amour

Allez donc savoir pourquoi....Avez-vous remarqué ? Ce sont les femmes qui écrivent le plus (en tout cas dans cette communauté) à propos du rugby, souvent pour regretter d'ailleurs, sans oser le dire vraiment, que leur petit ami délaisse un peu la paillasse conjugale, lors des ineffables coupes du monde ponctuant la vie (toujours heureuse et passionnées des couples dont il est question dans les textes que j'ai lus..), pour préférer , à l'amour consommé sur un vulgaire lit en mousse bulltex à double renforcement, à la lueur d'une bougie parfumée à l'encens babacool par l'impétrante en mal d'affection....... la chaleureuse virilité de la table basse de salon garnie d'apéricubes et de canettes bibinesques, .
Quoi de mieux en effet, pour se vider le cerveau, que de se gratter les c...... distraitement mais néanmoins consciencieusement avec les copains en éclusant une kro et en beuglant comme des veaux quand un beau bébé de 100 kilos pisse le sang pour avoir voulu plaquer en pleine course un autre abruti frisant lui aussi le quintal et ayant filé une mandale (ils apprellent ça un raffut..) au blaireau qui se la pètait José Bové de pelouse du stade de France, faucheur volontaire de kiwis ou autres wallabis transgéniques de l'hémisphère sud.
C'est quand même mieux (hein les gars ? ) que d'offrir des fleurs à sa copine. Non mais des fois...
Si elles ont besoin de câlins, et précisément les soirs de matches bien sûr., rien que pour nous emm..... , elles n'ont qu'a se rabattre sur le chat qu'on leur a acheté à dessein afin qu'il leur tîenne compagnie en ronronnant stupidement sous leurs caresses......
Voilà qui devrait faire la fortune des animaleries et vider les cages sordides des antennes locales de la SPA.
Et en plus, on fait une bonne action. Vive le sport à la télé !!

Catégories

  

Paperblog

Derniers Commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés