Samedi 8 septembre 2007
Je viens de terminer la lecture du tome 1 de ce que Michel Onfray appelle sa contre histoire de la philosophie. Ce premier tome est consacré bien sûr socrate.jpgà l’antiquité et s’intitule « Les sagesses antiques ».

Comme à son habitude, et en bon polémiste, Onfray y pourfend l’idéalisme Platonicien qui, adopté et adapté selon lui par Saint Augustin, dans sa « cité de dieu » notamment, fit le lit du christianisme et de toutes les écoles de pensée occidentale qui après Pythagore et le Phédon de Platon enseignent : « l’immortalité de l’âme, la haine du corps, l’excellence de la mort, la haine des plaisirs, des passions, de la , de la vie, de la libido…… du monde réel… »

Selon l'auteur, cette philosophie idéaliste dominante est celle « des vainqueurs » depuis le triomphe officiel du christianisme devenu religion d’état, qui décline, au lycée et à l’université le même paradigme platonicien sous les habits différents de Pascal (ça on pouvait s’en douter....) mais également de Descartes, de Kant de Hegel et sa « toute puissance de la Raison dans l’Histoire »…….

Seul, parmi les penseurs non occultés de l’histoire officielle de la philosophie (toujours selon Onfray) Nietzsche fait du christianisme un « Platonisme » à l’usage de la populace

Ce qu’Onfray va essayer de montrer ainsi qu’il l’exprime dans son préambule général appelé –tout un programme – « L’historiographie un art de la guerre », c’est comment les vainqueurs idéalistes ont obtenu leur victoire sur les vaincus matérialistes et hédonistes, ceci dès le début et de différentes manières :

-         en ignorant superbement l’adversaire. Par exemple Platon ne cite jamais Démocrite dans son œuvre complète alors que « tout son son travail peut se lire comme une machine de guerre lancée contre le matérialisme… »,

-         en ne le mentionnant  presque jamais (l'adversaire, lui déniant ainsi le droit même à l'existence..) dans les « faux »  dialogues socratiques,

-          en faisant des interlocuteurs de simples faire valoir dont on peut disposer facilement,  tous rangés par Platon et la philosophie - celle qui me fut enseignée au lycée  en tout cas - dans la catégorie fourre-tout et pratique de « sophistes » ou de « présocratiques mineurs » alors que ces adversaires redoutables étaient des contemporains de Socrate pour certains (Démocrite notamment, qui lui survécut) et représentaient des courants différents, sans doute aussi vigoureux à l’époque que celui du buveur de ciguë.

 

Contrairement à ce que pourrait laisser penser ce qui nous a été enseigné - encore une fois ce qui me fut enseigné en tout cas – et toujours selon Onfray, il y a bel et bien eu, dans l’antiquité et avant le triomphe définitif de "l’église officielle",  deux camps d’égale importance, dans un arène intellectuelle où ne dominait pas forcément la statue du commandeur suprême idéaliste, même si le corpus matérialiste retrouvé n’est pas aussi important que la somme des dialogues platoniciens.

Face à l’histoire officielle, il manque une histoire des vaincus, qu’Onfray entreprend dans ses conférences à l’université populaire de Caen et dans celles qui ont été diffusées sur France culture et le site internet de la radio, histoire qui a été ébauchée dans le traité d’athéologie et dans l’anti- manuel de philosophie, du même auteur.

Pour l’antiquité et pour ce qui concerne ce premier tome, ces vaincus ont pour noms Démocrite, Diogène, Epicure, Lucrèce bien sûr. Ceux là nous sont connus et Onfray leur consacre de longs passages en montrant comment leur pensée a été falsifiée par les vainqueurs. En face d’eux et selon la taxonomie onfrayenne - et cela est sans doute un peu manichéen, l’auteur succombant parfois à la théorie du grand complot - : Pithagore, Parménide, Platon, Sénèque, Marc Aurèle. Mais à côté de ses grands dont on nous a parlé en classe de philo sans toutefois les opposer selon la même ligne de partage aussi tranchée, on découvre également un corpus pré ou post socratique, ou contemporain du maître pas si mineur que ça. Certains m’étaient totalement inconnus - est-ce la faute de l’école, de mon prof de philo ou de ma propre inculture ? En tout cas je suis reconnaissant à l’auteur de me les faire découvrir, ainsi que leur pensée diverse et parfois prémonitoire –  Leucippe, Aristippe, Hipparque, Antiphon, dont Onfray pense qu’il est – rien que cela ! – l’inventeur de la psychannalyse, ainsi que les cyniques, dont Diogène.

Bref un livre qui m’a passionné, qui se lit comme un polard, tout sauf de la vulgarisation, le livre d’un Athée militant bien sûr (c’est du Onfray !) mais il suffit de parcourir la bibiographie pour se convaincre du sérieux de l’entreprise et de l’immense culture du fondateur de l’université populaire de Caen.

Et, last but not least, ce qui ne gâte rien, le style est flamboyant, l’humour décapant, ravageur, parfois impitoyable, ce qui ajoute au plaisir de la lecture.

Je vous le conseille…….. 300 pages seulement qui se lisent très bien, même si l'on n'a pas lu de philo depuis longtemps.....

par jcfvc publié dans : Philosophie
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Mercredi 5 septembre 2007
notes.jpgSuite à mon article sur le film Wodstock, dans lequel il était question de certaines chansons entendues durant le festival, je vous rappelle qu'il y a sur mon blog (http://jcfvc.over-blog.com) sous les lignes en rouge, un lien à cliquer (blogmuzic) vers un site (Deezer) poposant de pouvoir entendre, ceci de manière légale et avecl'acord de la Sacem, de nombreux titres.
Donc en allant sur mon blog et en cliquant sur le lien susdit (blogmuzic) vous accédez à une page de Deezer qui vous conduira facilement à ma playlist de "morceaux favoris" que j'ai choisis pour vous.
Une fois sur lapage Deezer, cliquez sur "my plalyists", pûis sur "mes morceaux favoris".
Les 5 premiers titres sont des chansons que je n'avais pas encore pu mettre en ligne sur Deezer à votre intention ; Il s'agit de :
- Comin' into Los Angeles" par Arlo Guthrie. Dans l'article sur Woodstock, je vous disais qu'Arlo Guthrie y faisait l'opologie de l'introduction de shit au USA et qu'il faisait part au public d'une conversation avec les flics. Vous l'entendrez dire quel'autoroute de NewYOrk est fermée et qu'il vient de parler aux flics à la fin de la chanson.
- The city of New Orleans, par le même Arlo Guthrie. Celle-là il ne l'a pas chantée à Woodstock, mais c'est sans doute la plus belle chanson que je connaisse, sur le train qui va de Chicago à la Nouvelle Orléans. Pour les andciens de la classe de philo de Clermont, j'en avais mis les paroles sur le site de cette classe.
-Hesitation blues, par Hot Tuna. Là aussi, le blues que je préfère sans doute, interprété par le guitariste virtuose de Jefferson airplane
-5 hundred miles, la version originale en anglais du tube de Richard Antony (Et j'entends siffler le train) tellement meilleure, à mon avis, que la version franchouillarde.
- Amor de mis amores par le guitariste virtuose Paco de Lucia, qui joue ici la version hispano de la Foule chantée par la môme Piaf. Cette chanson, dont nous pensons qu'elle est bien de chez nous, est en fait une vieille valse péruvienne très connue en amérique latine dans d'innombrables versions différentes. J'aime bien la version de Piaf, mais j'adore aussi celle-là.

Pendant que vous êtes sur Deezer, vous pouvez aussi aller voir sur mes autres "playlists" et pourquoi pas taper un titre ou un artiste dans la case de la fonctin "search" (recherche) ^pour y trouver un tube que vous avez envie d'entendre.
SVP, me signaler si vous avez pu accéder au site Deezer et si vous avez pu entendre les chansons que je vous propose..
Merci
par jcfvc
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Mardi 4 septembre 2007
Texte pour le jeu en cours de la communauté "Ecriture ludique"
apprivoiser, autorité, brider, crachin, désillusion, griffonner, mélopée, persévérance, promouvoir, sucrer, tabou, thèse.

Il ne pourra plus brider personne désormais, le vieux salaud. .....
Il gonflait tout le monde avec son autorité à la noix et ses thèses absurdes sur le créationisme.
Je le revois encore, griffonant des ordres, directives et autres mises en demeure perverses en direction de ses proches et de certains visiteurs désemparés.
Ce qu'il aimait par dessus tout, c'était apprivoiser un intrus rebelle à ses idées en lui débitant des arguments éculés, qu'il dévidait en une lancinante mélopée tenant lieu de bruit de fond tenace dans le crachin verbal et sonore quotidien de cette famille atypique, envoutée par son gourou psychopathe.
Il a cessé de promouvoir ses idées sur la création du monde en 6 jours il y a de celà 6000 ans seulement.
Et l'on voudrait croire que ces fables fondamentalistes ne fassent plus autorité au delà de l'étroit cercle familial qu'il terrorisait avec ses oukazes arbitraires -le refus de sucrer les fraises par exemple - ou en édictant des tabous interdisant l'utilisation de couverts à table.
Qu'il aille donc les sucrer, les fraises, au diable, tout au fond de sa tombe. Je lui-souhaite d'exercer sa tyrannie domestique, dans laquelle il excellait de son vivant , non plus auprès de ceux sur lesquels il régnait en petit père des peuples à visage humain du bas de son fauteuil roulant de patriarche obsolète, mais en direction des vers de terre , irrespectueux du halo sacré enveloppant les sépultures humaines, même celles de tous les messies déchus, emportés par la grande faucheuse au même titre que leurs obcurs disciples.
Elles doivent bien se régaler de sa chair, toutes ces vermines athées, ..... et de son âme aussi, bien qu'il m'étonnerait fort - malgré leur persévérance légendaire - qu'elles l'eussent trouvée, son âme immortelle, quelque part dans les entrailles en voie de putréfaction de ce sectateur anti Darwinien....
Quelle désillusion ce doit être pour lui - pour autant que quelques atômes immatériels imputrescibles aient résisté à la lente mais inexorable décrépitude des corps abandonnés à la terre carnassière et lui permettent encore de prendre conscience de sa déchéance - de se voir ainsi réduit à l'état de matière non transcendante, destinée à nourrir des organismes inférieurs, intouchables de la création, prenant enfin leur revanche sur le choix provisoire de la grande roulette russe divine (ou plutôt sur l'inexorable loi d'airain de l'évolution diraient les contradicteurs malveillants du défunt), métempsychosant les cellules en de nouvelles combinaisons aléatoires d'atomes, s'unissant arbitrairement pour le meilleur et le pire : en larves souterraines croupissant dans la fange ou en orchidées sublimes, en dément sadique encamisolé dans un asile ou en génie universel, en Esmeralda ou Qasimodo..... Ainsi va la mort.......
par jcfvc publié dans : Ecriture ludique communauté : Ecriture Ludique
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Lundi 3 septembre 2007
Vous trouverez des articles sur mes lectures de vacances sur mon blog : http://jcfvc.over-blog.com
Parmi les livres dont il est question à l'article éponyme (Mes lectures de vacances) :
-2 romans anglais Amsterdam de Ewan McEwan, et "Sourires de loup" (White teeth) d'un jeune romancière anglo jamaicaine, Zadie Smith
- 1 roman américain de Philip Roth : J'ai épousé un communiste
- 2 recueils de textes sur la Provence : "Provence' de Giono et "Ma provence d'heureuse rencontre" par Pierre Magnan
- 1 livre d'Henri Bosco, bien ancré sur la Provence luiaussi, "'et la rivière"
- 1 roman qui valu à son auteur d'être agresé par les gens du village dont il parlait dans le livre et qui donna lieu récemment à un procès au tribunal d'Aurillac : "Pays perdu" de Pierre Jourde
par jcfvc publié dans : Livres communauté : SOIF DE LIRE...
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Dimanche 2 septembre 2007

Ci-dessous un article des ""cahiers pédagogiques" auquel je souscris presque entièrement bien que ne partageant pas toutes les options politiques du rédacteur.
L'auteur se trouve être Pierre Frackowiak, un de mes collègues IEN encore en poste, qui eut le courage de s'opposer au ministre De Robien lorsque celui-ci, soutenu par les pires lobbys réactionnaires et une partie des syndicats de gauche, voulut réintroduire la bonne vieille méthode syllabique de papa.
Lors d'un talk show télévisuel, il fut même mis en demeure par le ministre et l'infâme Brighelli (l'auteur du non moins infâme brulôt, "la fabrique du crétin), de dire à la France entière s'il comptait, dans sa circonscription, imposer aux instits (comme si un IEN pouvait "imposer" quoi que ce soit d'ailleurs..) les directives ministérielles sur le retour à une stricte méthode par déchiffrement oral des syllabes et des lettres.
Le ministre m'expliquera, entre autres, comment lire et oraliser correctement la phrase suivante, "Les poules du couvent couvent", en se contentant de mettre des sons sur les suites de lettres. ", ceci sans avoir recours au sens qui seul permet de prononcer le premier "couvent" /kuvan/ et le second /kuv/.
De la même manière, si le premier "les" se prononce /le/; pourquoi le second (celui de "poules") ne se prononce-t-il que /l/ ?
Voir à ce sujet les travaux de Nina Catach, seule description scientifique de ce qu'elle appelle "le système mixte d'écriture du français, qui montrent que notre langue se compose à 85% de phonogrammes (graphèmes qui codent des sons). Donc pas question, bien sûr, de ne pas apprendre la correspondance grapho-phonémique. Mais s'en tenir là, et ceci dès le début de l'apprentissage, serait une absurdité, car la langue franaçise se compose également de 12% de "morphogrammes", c'est à dire de suite de lettres codant du sens et non des sons, des graphèmes qui ne se prononcent pas mais font sens, comme les terminaisons du pluriel par exemple. Elle se compose également de lexicogrammes, qui eux codent également du sens (champ/chant)
 Et c'est précisément ces exceptions aux règles de correspondance graphie/son, qui déroutent l'apprenti lecteur et lui interdisent de passer à une lecture courante si l'on ne le familiarise pas très tôt sur le fait que tout ne peut être lu en associant consonne et voyelle, syllabe après syllabe. 
Et d'ailleurs, l'un des pbs majeurs rencontrés par l'enfant dès les débuts de l'apprentissage c'est comment découper l'écrit (par groupe de deux lettres ou de trois ? ou plus ?), car en effet "p-a" se prononce comme on sait, mais que dire de "p-a-i" ? Et de p-a-i-n" ? La plupart des élèves en difficulté connaissent très bien la "musique" des lettres, ont très bien compris le principe d'association des lettres et des sons, mais s'acharneront à découper par groupe de deux syllabe et liront "pain" /pa-hein/  
Autre exemple, si l'on a appris que la suite "e-r" se prononce /ère/ comme dans le mot "fer", comment prononcer le mot "terminer" où la même suite est rencontrée deux fois mais avec des prononciations différentes ?
Un dernier exemple ? (mais on pourrait en donner des milliers...).
Comment prononcer correctement la suite de mots : m-i-l-l-e dans les mots "mille" et "famille", si l'on s'en tient à une simple correspondance écrit/oral ?
Enfin et surtout, comment se passer, même dans le cadre d'une approche dite "analytique" - en réalité synthétique car partant de l'unité, (chaque lettre séparément), pour aller au tout, (la syllabe ou le mot ) - d'une dose (fût-elle infime) de globale pour des mots à très grande fréquence (dans, et, est, maman, femme, j'ai, maison, monsieur, femme, lait, etc...) indispensables aussitôt que l'on veut faire lire des phrases (et non des listes de mots décontextualisées) ne pouvant être oralisés correctement si l'on s'en tient à  une stratégie unique de déchiffrage de syllabes ou dont l'étude ne peut intervenir que beaucoup plus tard dans l'année dans le cadre d'une progression basée sur l'apprentissage des sons et des graphies codant ces phonèmes.

Et non, messieurs les conservateurs, de gauche comme de droite, ce n'est pas une insuffisance dans la capacité à déchiffrer qui interdit l'entrée dans une lecture courante, c'est au contraire la fossilisation dans une stratégie exclusivement syllabique qui ne permet pas l'accès à la compréhension des textes.
Nous avons , il est vrai, un taux d'illettrisme trop important, mais il est à peu près semblable dans tous les pays développés, comme si nos sociétés avaient atteint un seuil presque incompressible en deça duquel il est difficile de descendre. 
Les pays comme la Finlande ou la Suède, qui ont réussi à faire baisser ce taux de manière significative (il ne s'agit que de quelques points en pourcentage  de toutes façons, voir les évaluations internationales PISA !!!!!) ne l'ont pas fait par un retour à de vieilles lunes pédagogiques, ni par une diminution drastique des effectifs de classe ou la dotation en "moyens" supplémentaires d'ailleurs,  seuls remèdes contre l'échec scolaire envisagé par la majorité de nos syndicats. Ces pays scandinaves obtiennent ces résultats en consacrant à l'éducation une part du PIB moins importante que nous  ... Ils ont obtenu quelques succès en convaincant les maîtres de mieux gérer la diversité des élèves d'une même classe dans le cadre d'une pédagogie plus....  "différenciée" (je lâche ce gros mot qui fâche même les plus progressistes de nos enseignants), ou bien de manière pragmatique et sans faire comme chez nous du champ pédagogique une guerre de tranchées idéologique opposant progressistes anti-filières à réactionnaires "sélectifs", en n'hésitant pas, lorsque la différenciation montrait ses limites à faire progresser tout le monde au sein d'une même classe, à créer certaines filières ou groupes de niveaux à l'intérieur des établissements.
Je souhaite bien du plaisir à messieurs les brontausoriens, de quelque bord politique qu'ils soient, à quelque échelon hiérarchique de l'institution où ils sévissent, s'ils espèrent résoudre les pbs d'illetrisme par un traitement de choc à la nostalgie ou par un combat de bunker contre toute mesure visant. à éviter le nivellement par le bas et à faire en sorte que chacun progresse à son rythme, au sein d'une même classe ou dans des structures plus diversifiées et plus souples que le groupe classe.
Les tenants de la nostalgie ne manquent d'ailleurs pas de contradictions ou de perte de mémoire quant aux compétences supposées des anciens écoliers :
- A-t-on oublié que les instituteurs choisissaient les élèves qu'ils présentaient au certif et que le niveau de ceux qui ne le passaient pas (et qui constituaient une majorité !!) n'a jamais été évalué ? Si l'on s'amuse à relire certaines lettres des poilus de la grande guerre à leur fiancée ou à leur parents, il y a là un continent inexploré qui serait de nature à nous prémunir contre nos croyances naïves dans les vertus des anciennes méthodes.
- Ceux qui préconisent l'adoption d'une méthode de lecture strictement syllabique  sont souvent les mêmes à regretter l'orthographe "phonétique" des élèves en difficulté, sans voir que c'est précisément le passage rapide à une reconnaissance globale et automatique des mots et l'abandon précoce du déchiffrement qui est de nature à faire disparaître ce type de fautes. Les erreurs orthographiques de type phonétique (poulet au lieu de boulet) sont assez rares passé le CE1. Ce sont les autres qui posent le plus de problèmes, celles qui précisément ne sont pas causées par une approche globale. Il faudrait d'ailleurs plutôt parler de méthode mixte, car n'en déplaise à monsieur le ministre et aux sectateurs de la méthode Boscher, je n'ai jamais rencontré d'approche globale pure dans les classes, les instits n'ayant jamais renoncé (et heureusement !!! ) aux progressions phonémiques, ceci même lorsque des pressions hiérarchiques institutionnelles (la plupart du temps isolées et minoritaires) les incitaient plutôt à adopter des méthodes dites exclusivement "naturelles" ou "par les albums"
En attendant, je vous conseille vivement la lecturetdu texte dont il est question en cliquant sur le lien ci-dessous

http://educpol.over-blog.com/article-12102675-6.html

par jcfvc publié dans : Politique/actualité
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